La qualité en aromathérapie
La qualité doit s’inscrire dans une approche globale, où chaque action vise à favoriser une pratique d’aromathérapie professionnelle et durable.
Une approche globale
La question de la qualité d’une huile essentielle* appelle souvent une réponse binaire : soit l’huile essentielle est de « bonne » qualité — c’est-à-dire de qualité suffisante, voire un « grand cru » — soit elle est jugée médiocre.
Cette interrogation se pose au moment de choisir un producteur-distillateur ou une enseigne. Elle ne peut toutefois être dissociée d’une approche globale visant à veiller à la qualité à chaque étape d’une pratique d’aromathérapie responsable, y compris dans la conception des formulations à visée thérapeutique.
Veiller à un niveau de qualité élevé constitue une exigence fondamentale qui devrait compter parmi les premières responsabilités de tout aromathérapeute conseillant ou appliquant des huiles essentielles sur autrui.
Veiller à un niveau de qualité élevé constitue une exigence fondamentale qui devrait compter parmi les premières responsabilités de tout aromathérapeute conseillant ou appliquant des huiles essentielles sur autrui.
Il ne s’agit pas d’une obligation de résultat — garantir la qualité étant hors de portée de l’aromathérapeute — mais d’une obligation de moyens : mettre en œuvre les meilleures pratiques possibles pour veiller à la qualité, comme c’est le cas dans nombre d’autres domaines.
L’aromathérapeute se doit de développer une compréhension claire des exigences et des moyens à mobiliser pour assurer un niveau de qualité élevé dans l’ensemble de sa pratique, au-delà de la mise en œuvre des huiles essentielles, en incluant l’achat, le stockage et la conservation.
Ressources
L’évaluation multidimensionnelle de la qualité des huiles essentielles
EOQAS est un cadre fondé sur un espace vectoriel intégrant des critères analytiques, sensoriels, réglementaires et de durabilité.

Livre : La qualité en aromathérapie
Guide pratique pour intégrer la qualité au cœur de votre métier
À paraître en 2026
*Le terme huile essentielle désigne ici les produits définis par la norme ISO 9235:2021 : des substances obtenues à partir de matières premières naturelles (définition 3.20) d’origine végétale, soit par distillation à la vapeur d’eau, soit par un procédé mécanique appliqué à l’écorce des fruits d’agrumes, soit encore par distillation sèche, suivie, le cas échéant, de la séparation de la phase aqueuse par des procédés physiques (définition 3.11, ISO 9235:2021). La distillation à la vapeur mentionnée dans la norme englobe à la fois la distillation à la vapeur proprement dite et l’hydrodistillation (définition 3.12). Sont donc incluses sous la dénomination huile essentielle : a/ les huiles essentielles obtenues par distillation à la vapeur ou par hydrodistillation, b/ les huiles essentielles obtenues par pression à froid, appelées essences en langue française. À cela s’ajoute l’extrait au fluide supercritique (définition 3.13), obtenu par traitement d’une matière première naturelle (définition 3.20) à l’aide d’un fluide supercritique.